Entre philosophie, théologie et sociologie, la véritable terminologie de la vie s’égare, si les uns se donnent raison de dire qu’elle est une quête permanente d’un bonheur illusoire, d’autres un passage vers l’éternelle, ou encore un réseau de relations et de liens qui meublent la vie individuelle; pour chaque individu, selon son expérience et son idéologie, ce terme dont les interprétations sont si disparates porte une charge sémantique particulière. Chateaubriand l’a clairement dit : » une vie, ne veut rien dire [...] la vie pour une personne veut tout dire ».
La vie pourrait être ce flux qui nous incite à avancer et persister devant les rafales, les chutes et les pertes; sans cet instinct de survie l’humanité aurait depuis très longtemps connu son extinction; la vie serait également cette euphorie qu’on sent en se donnant entièrement sans absolument rien attendre en contrepartie; la vie: des jouissances et des déceptions, des forces et des fragilités, le cœur et la raison, le bien et le mal, la chaleur et la froideur, confronter et fuir, sourire et pleurer, attendre et faire attendre, se retrouver ou se quitter; la vie est bien tout ceci et plus encore.
Chaque expérience, chaque impression, chaque expression, et chaque pensée, que ça soit agréable ou désagréable est un souvenir et une poussée de plus. Il nous arrive souvent de dire que notre vie a connu des bats sans connaître des hauts, nous omettons ainsi que dans les pires circonstances rejaillit la meilleure des joies; on se dit encore que nous n’avons que des expériences ratées mais chaque expérience ratée est une leçon de plus et une erreur de moins; on répète toujours que la vie ne nous offre point ce que nous méritons cependant il faut faire preuve de mérite: la vie n’offre jamais, on lui ôte ce qu’on désire .
Si la vie est un combat, il faut le mener jusqu’au bout; si c’est un défie, il faut s’y lancer; si c’est un livre, il faut en être l’auteur; si c’est une maison, il faut savoir la meubler; si c’est un tableau, on peut toujours le colorer; et si c’est une rivière, il faut sainement la traverser. Prouvons qu’on est les plus forts, les maîtres de nos vies, et les auteurs de nos livres.
